Les expressions corporelles










Les canaris peuvent aussi exprimer certains comportements avec le corps.  Un plumage gonflé, une patte repliée et la tête enfouie sous l'aile sont des postures de sommeil qui indiquent simplement que l'oiseau est fatigué.  Mais s'il n'y a pas rétraction d'une patte, ce sont peut-être des symptômes de maladies.  Il s'agit d'un comportement normal uniquement après le bain, lorsque l'oiseau est perché sur ses deux pattes avec le plumage gonflé pour se sécher les plumes.

Si un oiseau s'étire au maximum en gazouillant (le plus souvent à l'endroit le plus haut de la cage), c'est pour dire à peu près "je suis le plus grand".  En général, il s'agit du mâle dominant, qui clame ainsi au monde sa position de force.

Quand un canari est posé près de la nourriture, surtout s'il s'agit d'une friandise, des attaques venues d'en haut sont souvent dirigées contre l'oiseau qui mange ou qui se trouve près des aliments.  En règle générale, ce s'achève par un changement de place et il s'agit de jalousie plutôt anodine pour la meilleure nourriture.

Les choses peuvent être plus sérieuses si deux mâles se battent à la saison des amours.  Ils sont alors face à face avec les ailes écartées vers l'arrière et se menacent mutuellement avec un pépiement sonore et grinçant.  Les attaques sont menées avec les pattes et le bec.  Si les combattants n'arrivent pas très vite à se supporter, il faudra alors les séparer.  Chez les femelles aussi, ce genre de querelle peut éclater pour le meilleur emplacement de nid, mais elle s'achève presque toujours sans problème.

Chez les canaris, la toilette du plumage est vitale.  Ils procèdent donc méthodiquement.  Chaque plume est lissée individuellement avec le bec et ainsi nettoyée.  Ensuite, les plumes sont remises en place et correctement disposées.  Cependant, toutes les parties du corps ne peuvent pas être atteintes, la nuque notamment.  C'est l'une des raisons pour lesquelles les canaris ne doivent pas vivre seuls, car le toilettage mutuel fait partie du comportement social normal.  Ils se "câlinent" mutuellement dans la nuque et le dos, ainsi qu'au cou, et nettoient ainsi le plumage de leur compagnon.

Les couples vont même un peu plus loin, car lorsque la femelle commence à couver, elle est nourrie au nid par le mâle.  Cette nourriture prédigérée est particulièrement facile à assimiler et fortifie la femelle.