            
Vers la fin
du XVIIIe siècle, les gisements de minerai s'épuisant, les mineurs
durent chercher un nouveau travail. Un grand nombre d'entre
eux gagnèrent le Harz, en Allemagne, emportant bien entendu leurs
canaris avec eux, car ces oiseaux étaient d'une importance vitale
pour les mineurs. Ils les emmenaient en effet avec eux au fond
de la mine afin de savoir si, en fonction de leur comportement, un
coup de grisou
arrivait ou si l'oxygène venait à manquer. Les
canaris ont ainsi sauvé bien des vies.
C'est
dans le courant du XIXe siècle que l'élevage des canaris atteignit
sont apogée dans le Harz. Les oiseaux n'y étaient plus élevés
pour leurs couleurs, mais pour leur voix. Ainsi est né le
Harzer Roller (rouleur du Harz, ou canari de chant Harz), au
répertoire étonnant. Des milliers de familles vécurent de
l'élevage du canari, de la fabrication des cages et, bien entendu,
du commerce des oiseaux. De nos jours, il est certe encore
élevé dans le Harz, mais les éleveurs sont relativement peu
nombreux. 1915 a marqué une autre date importante dans
l'histoire du canari, car c'est cette année-là que réussit le
premier croisement avec le tarin rouge du Venezuela (Spinus
cucullatus). Seuls quelques hybrides étaient fertiles, mais
par des croisements en retour avec des canaris de race pure, ils
permirent d'obtenir des canaris rouge.
            

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